Stratégie
Stratégie
Un critère écologique pour contribuer au choix de son système d'information
Edition du 28/08/2006 - par
Olivier Descamps
L'association Greenpeace félicite Dell et Nokia pour leur prise en compte de l'impact écologique de leur production. Acer, Motorola et surtout Lenovo sont en revanche montrés du doigt.
Greenpeace profite de la rentrée pour distribuer des bons points et des bonnets d'âne à quatorze producteurs de téléphones mobiles et d'ordinateurs. Avec son « guide pour une high tech responsable », l'association écologiste entend sensibiliser les décideurs informatiques aux problèmes environnementaux générés par leur système d'information. De nombreuses substances chimiques dangereuses sont présentes dans les équipements. Le coût ne doit pas être le seul critère de choix d'un matériel !
Pas encore considérées comme deux entreprises vertes, Nokia et Dell apparaissent toutefois comme les bons élèves des secteurs informatiques et télécoms. Le premier car depuis début 2005, tous ses nouveaux modèles de téléphones portables se passent de plastique toxique PVC (polychlorure de vinyle). A partir de 2007, le constructeur s'est aussi engagé à supprimer les retardateurs de flamme bromés (RFB) de ses nouveaux composants. Le Finlandais est enfin félicité pour sa position sur la responsabilité individuelle des producteurs : il estime que chaque entreprise devrait se charger des déchets électroniques issus des produits qu'elle commercialise. Impossible malgré tout de savoir combien Nokia recycle réellement de téléphones mobiles.
Autre leader du classement, ex-aequo avec Nokia, Dell s'est fixé des échéances jugées « raisonnables » par Greenpeace en matière de substitution des toxiques (PVC et retardateurs de flamme bromés). Le constructeur informatique a aussi établi un principe de précaution clair pour faire évoluer ses produits.
Lenovo, le mauvais élève
En troisième position, HP est la première grosse entreprise à concevoir des circuits et outils de « retour des déchets » et de recyclage, évalués en comparaison du pourcentage de ses ventes... Mais le constructeur perd des points par l'absence d'échéances claires pour l'élimination des substances dangereuses de ses produits. Samsung présente à peu près les caractéristiques inverses. Et Sony Ericsson est le dernier des producteurs à obtenir la moyenne.
Parmi les mauvais élèves, Acer a adopté un principe de précaution mais ne propose aucune échéance pour l'élimination du PVC et des retardateurs de flamme bromés. Motorola a récemment abandonné son programme d'élimination progressive des composants polluants. Et l'un comme l'autre ne possèdent pas de politique de retour des produits et de recyclage. Enfin, le bonnet d'âne revient à Lenovo qui doit s'améliorer sur tous les critères.

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