Viadeo
 

Comprendre

Inscrivez-vous

imprimer cet article envoyer à un ami recevoir les newsletters contacter la rédaction s'abonner au flux rss partager

Comprendre

L'Arcep se penche sur l'aménagement du territoire


Edition du 22/09/2006 - par Olivier Descamps

98 % de la population française disposera d'un accès haut débit à la fin de l'année. La boucle locale radio permettra ensuite de réduire le nombre de zones blanches de moitié. Pour achever la couverture, les collectivités devront mettre la main à la poche.


Dans sa dernière lettre bimestrielle, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) présente un état des lieux de la couverture haut débit dans les agglomérations isolées. Grâce au succès de l'ADSL ces dernières années, les zones blanches, privées d'Internet à haut débit, devraient être réduites à 2 % de la population à la fin de l'année (en retenant la définition de la Commission européenne du haut débit à savoir une connexion d'au moins 500 Kbit/s). Pourtant, après sept ans de progression constante, le taux de couverture atteint ses limites. France Télécom devrait respecter son engagement de couvrir l'intégralité de ses centraux téléphoniques avec l'ADSL d'ici la fin de l'année, mais les particuliers et les entreprises qui en sont trop éloignés (au-delà de cinq kilomètres des répartiteurs) ne pourront pas en profiter.

L'Arcep considère que grâce aux opérateurs de boucle locale radio et à la technologie Wimax, le taux de couverture pourrait atteindre 99 %. Du moins s'ils respectent les engagements qu'ils ont pris lors de l'attribution de leurs licences d'exploitation. Pour le reste, il faudra soit créer un service universel du haut débit avec un impôt qui financerait les installations d'un opérateur se chargeant des déploiements non rentables ; soit mettre à contribution les collectivités locales. Bien entendu, la très libérale Arcep privilégie la seconde solution, prête d'ailleurs à assister les porteurs de projets grâce à des Comités de Réseaux d'Initiative Publique (CRIP).

Succès annoncé des opérateurs locaux

A l'occasion de cette lettre, l'Arcep se penche aussi sur le développement récent d'opérateurs locaux. Ils sont encore très peu nombreux puisqu'on en dénombre six pour l'ensemble du territoire. Pourtant, ils pourraient être les mieux à même de résoudre les problèmes des zones blanches. Les grands opérateurs ne sont pas toujours en phase avec la demande très limitée des populations qui les habitent. En tant qu'entreprises privées, ces acteurs locaux prendraient aussi l'avantage sur les structures publiques, car ils développent des logiques de rentabilité économique et misent de fait sur des technologies à haut débit pérennes.

« Le contour d'un partage de la France entre opérateurs locaux pour le traitement des zones blanches semblent se dessiner peu à peu » n'hésitent pas à affirmer les spécialistes de l'Autorité. « Les réseaux sont réalisés sur mesure et sont mis en oeuvre par l'opérateur local qui sera un gage de proximité pour les élus et les utilisateurs, témoigne Bruno Winreich, président de NomoTech, l'un de ces opérateurs. Avec le concours de la collectivité pour proposer des hébergements à bas coûts, les solutions hertziennes peu onéreuses peuvent être amorties rapidement ».




>> Obtenir des devis gratuitement de prestataires IT
L'ACTUALITÉ DU JOUR

LMI VIDEOS et PODCASTS
PARTNER ZONE
Partner Dell Partner EMC
Partner Sybase Partner McAfee
Partner Zone Oracle Partner IBM
LIVRES BLANCS
Google Webinaire : Partout, à tout moment, avec n'importe quel appareil : tel est l'avenir de l'entreprise 10 février 2012 - GOOGLE
Google Webinaire : Partout, à tout moment, avec n'importe quel appareil : tel est l'avenir de l'entreprise
Enregistrez-vous dès maintenant à  ce nouveau rendez-vous pour suivre en direct le « Google Collaboration » - le 16 Mars  à 11h - Partout, à tout moment, (...)